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Le fil invisible

Mon histoire

Quand je regarde en arrière,
je ne vois pas une liste de diplômes.
Je vois les pièces d'un même puzzle
qui se sont assemblées au fil du temps :
une seule et même question, posée depuis l'enfance
et explorée sous des angles toujours différents.

Là où tout commenceUn autre chemin
vers la santé,
dès l'enfance

Petite, j'étais souvent malade. Angines, bronchites : le genre d'enfant que les années 70-80 auraient volontiers noyée sous les antibiotiques. Mon père cherchait désespérément des solutions plus naturelles pour sa fille : homéopathes, acupuncteurs, rebouteux, magnétiseurs. Ce n'était pas encore à la mode.

Mais force est de constater que quelques réglages alimentaires, de l'homéopathie et des plantes plus tard, mon énergie vitale s'est transformée. Et pendant plus de vingt ans, plus de soucis majeurs.

Premier enseignement, reçu avant même de savoir lire : la médecine que je connaissais n'était pas le seul recours. Avant mes vingt ans, aller à l'école avec un tube d'homéopathie dans ma poche était parfaitement normal. Sans vraiment pouvoir l'expliquer, je savais déjà qu'il existait plusieurs façons de prendre soin d'un corps.

Portrait d'Ysabel, souriante, dans la lumière verte de son jardin

Une transmission silencieuseLe fil du grand-père

Très tôt, les grandes questions ont commencé à m'habiter. Existe-t-il une vie après la mort ? N'avons-nous qu'un corps physique ? Quel est le rôle de nos émotions et de nos pensées ? Existe-t-il un lien entre elles et notre santé ? Je ne savais pas encore que ces questions avaient des noms. Je savais juste qu'elles me semblaient essentielles.

C'est vers cette époque que j'ai appris quelque chose qui a tout éclairé rétrospectivement : mon grand-père paternel espagnol jeûnait une fois par an. Et il pratiquait le magnétisme. Personne n'en parlait dans la famille.

Mais quand j'ai su, j'ai compris d'où venait ce fil. Ce n'était pas une coïncidence : c'était une transmission silencieuse, qui avait traversé une génération sans faire de bruit. Sans le savoir, mon grand-père m'avait tendu les premières pièces du puzzle.

Paysage de montagne au Roc d'Enfer, nature à perte de vue
« Comment le vivant fonctionne-t-il ?
Et comment aider les femmes à le comprendre ? »

Les choses à l'enversPsychologie, médecine chinoise, soins infirmiers

Après le bac, rien dans le conventionnel ne me correspondait. Je commence des études de psychologie : la psychanalyse, Jung, l'inconscient. Puis, par un chemin détourné, je découvre la médecine traditionnelle chinoise. J'arrête la fac, et je tombe sur l'annonce d'une école de MTC à vingt-cinq kilomètres de chez moi.

J'aime à dire que j'ai fait les choses à l'envers, et c'est exactement ce qui s'est passé : les études d'infirmière sont arrivées après la psychologie et la médecine chinoise. Pas l'inverse. Si ce n'est pas un signe, je ne sais pas ce que c'est.

Infirmière, puis naturopathe depuis 2002. La médecine chinoise m'a donné le vocabulaire du Qi, de l'énergie vitale, du Yin et du Yang. La psychologie m'a donné la carte de l'autre territoire invisible : le psychisme. La naturopathie m'a donné la notion de terrain.

Et le Design Humain, découvert plus tard, m'a donné quelque chose d'inattendu :
la permission d'être exactement comme je suis.

Carnet de notes, chapeau de paille et tasse sur la table du jardin

Le monde comme écoleL'Inde, l'Amazonie, le Cameroun,
la Suisse et la transmission

Un stage d'infirmière auprès des lépreux près de Madras en Inde, un voyage au Cameroun, puis un Volontariat en Solidarité Internationale en Amazonie péruvienne ont profondément façonné ma vision de la santé et du vivant.

J'ai vécu plusieurs années en Amazonie, où je retourne encore aujourd'hui. Cette forêt, qui respire à une autre échelle, m'a appris ce qu'aucune salle de cours ne peut transmettre : le vivant possède une intelligence qui nous dépasse, et nous avons presque oublié de l'écouter.

L'Amazonie m'a donné la certitude que nous faisons partie d'un Tout. Non comme une idée, mais comme une évidence ressentie dans le corps.

De retour en France puis en Suisse, j'ai eu à cœur de transmettre cette approche. Pendant quinze ans, j'ai enseigné les propriétés des argiles dans une école près de Lausanne, développé un projet pilote autour des thérapies complémentaires au sein d'un EMS et publié, durant près de dix ans, des recettes à base de plantes sauvages dans L'Écolomag.

Aujourd'hui, toutes ces expériences nourrissent ma façon d'accompagner : relier les savoirs, écouter le corps et faire confiance à l'intelligence du vivant.

Ysabel prodiguant un soin lors de son volontariat en Amazonie péruvienne

En Amazonie péruvienne, pendant le Volontariat en Solidarité Internationale.

Puis la maladie est arrivéeLa mienne

L'annonce : ce moment où l'on bascule de l'autre côté. Non plus soignante, mais soignée, cette fois-ci. J'ai vécu ce que vivent mes clientes : la peur, l'incompréhension, les certitudes qui s'envolent. L'envie viscérale de comprendre, d'agir, de ne pas subir.

Et avec elle, l'humilité. Celle qui vient casser toutes nos croyances et constructions mentales d'un seul coup. J'avais des connaissances, des outils, des années de pratique. Et pourtant j'étais là, fragile, touchée, parfois impuissante. On ne peut pas apprendre ça autrement. J'ai découvert une nouvelle pièce de compréhension.

J'ai choisi d'être actrice de ma propre santé, en parallèle de la prise en charge classique. Pas héroïquement. Imparfaitement. Mais cette expérience a tout changé dans ma façon d'accompagner : je sais maintenant, de l'intérieur, ce que ça demande.

Deux marguerites en gros plan dans l'herbe du jardin

Ce en quoi je croisChaque être humain est un écosystème

J'ai appris cela en travaillant dans mon potager en permaculture. Une tomate ne pousse pas seule : elle dépend du sol, des champignons, des bactéries, des insectes, du soleil, des autres plantes. Sa santé n'est jamais uniquement la sienne. C'est l'équilibre de tout ce qui l'entoure.

Et un jour, en mettant les mains dans la terre, j'ai compris que tout était lié. Que ce qui est vrai pour le potager est vrai pour le corps humain.

Je crois aussi que le vivant laisse des indices. Une fatigue est un indice. Un symptôme est un indice. Une émotion est un indice. Mon rôle n'est pas de donner des réponses : mon rôle est d'apprendre à lire ces indices.

Parce qu'une femme qui comprend son écosystème
ne subit plus sa santé.
Elle en devient actrice.

Ysabel en chapeau de paille, cueillant un artichaut dans son potager en permaculture

Le potager en permaculture : mon premier maître d'écosystème.

En toute transparenceCe que je ne suis pas

  • Je ne suis pas une thérapeute de plus dans un marché saturé de bien-être.
  • Je ne suis pas là pour t'offrir des réponses toutes faites ou des recettes universelles.
  • Je ne te dirai pas que les plantes guérissent tout,
    ni que le Design Humain a réponse à tout.
  • Je ne suis pas là pour remplacer ton médecin,
    ni pour créer une dépendance à mon accompagnement.

Je suis là pour cheminer avec toi vers quelque chose que tu portes déjà, sans le savoir.
Une façon de regarder. Une façon de relier.
Une façon de comprendre les interactions qui créent ton équilibre, ou ton déséquilibre.

Je suis une femme qui a passé trente ans à poser la même question sous des formes différentes. Et qui partage aujourd'hui ce qu'elle a appris, observé, et surtout vécu.

Logo Div'In Nature : silhouette en méditation mêlée à un arbre, notes de musique et bodygraph

« Div'In Nature aide les femmes à comprendre
leur écosystème vivant, pour ne plus subir leur santé,
avant, pendant et après la maladie. »

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